Editorial n°2

 

CFA-Euro : une liaison dangereuse ?

  par Bernard Conte

Depuis le premier janvier 1999, le franc CFA se trouve, à travers le franc français, rattaché à l’euro avec une parité fixe de 1000 FCFA pour 1,5449017 euro. Malgré les réticences de certains de ses partenaires au sein de l’euroland, la France a réussi à maintenir un système directement issu de la période coloniale, en jouant sur le fait que le fonctionnement de la zone franc africaine n’impliquait pas la Banque centrale mais le Trésor français. Les seules concessions accordées par la France à ses partenaires portent sur leur information préalable dans le cas d’un changement de parité ainsi que sur la nécessité de leur accord pour toute modification des règles internes ou élargissement de la zone.

Que peuvent attendre les pays africains du rattachement de leurs monnaies à l’euro ?

 Les principaux arguments en faveur du rattachement à l’euro se réfèrent à la stabilité.

 

Toutefois, ces avantages ne sauraient occulter l’existence de toute une série de contraintes.

 

Dans un tel contexte, il convient de se demander si l’intensification de la spécialisation traditionnelle (et appauvrissante) des pays africains de la zone euro, encouragée par les programmes d’ajustement structurel, peut déboucher sur le développement.

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