CHACHIA Nezha

COUTIN Anne-Lyse

DESS Gestion des Risques dans les Pays du Sud.

Séminaire Recherche d'Informations Internet

Année 2001-2002




 

Les Organismes partenaires des opérations de prévention et de gestion des conflits : identification, présentation, commentaires.

 

Dans le document qui suit, nous avons tenté de regrouper un échantillon représentatif des organismes qui participent, conjointement avec les forces militaires, à la gestion des conflits dans le monde. Toutefois, si le nombre d’organisations retenues vous semble réduit, cela ne reflète pas du tout la réalité, au contraire ce type d’organismes s’est beaucoup développé dans la période post-indépendance, et croit encore de nos jours. Notre objectif a consisté à regrouper un nombre relativement réduit d’organisations au mode de fonctionnement suffisamment différents pour obtenir un panel efficace, et ainsi montrer la diversité que représentent ces groupes de gestion des conflits.

En outre, même si ces organisations concentrent leurs activités sur le continent africain, nombre de conflits interétatiques dans la région obligent, certaines de leurs interventions trouvent un terrain propice à leur action sur les autres continents. L’objectif principal des organismes retenus est la participation à la gestion des conflits :

-         soit par des actions de prévention en mettant l’accent sur des zones à risques ou des situations pouvant dégénérer en conflit ouvert,

-         soit par des actions de médiation lorsque le conflit s’est déclaré,

-         soit par la participation au processus de paix et aux opérations de maintien de la paix.

Nous n’avons retenu que les organismes dont le mode d’action est accessible via Internet, les organisations plus ou moins développées qui peuvent être appelées à participer à une action de maintien de la paix ou de règlement de proto-conflits qui ne rendent pas consultables leurs actions sur le net, n’ont pas été recensées. Aussi notre recherche s’est essentiellement concentrées à partir des moteurs de recherche les plus classiques.

Ainsi les deux principaux moteurs de recherche utilisés dans cet exercice sont http://www.yahoo.com/ et http://www.google.com/ pour la recherche d'informations concernant l'Afrique. Par ailleurs, nous avons choisi de ne considérer dans cet exercice que les organismes de gestion des conflits, et non les organismes chargés de gérer les conséquences humanitaires de ces conflits. Ainsi, vous ne trouverez aucune information concernant des sites tels http://www.amnesty.org/, http://www.unhcr.org/, ou http://www.icrc.org/. Enfin, nous avons opté pour une présentation thématique de ces organismes partenaires des opérations de gestion des conflits.

Ainsi, nous avons distingué deux types d'organismes : d'une part, les organismes gouvernementaux, que l'on classe ente organismes internationaux / globaux, et organismes régionaux ; d'autre part, les organismes non gouvernementaux, catégorie où l'on distingue les organisations non gouvernementales (ONG) et instituts de recherche.

 

Tableau de présentation :

Dans les tableaux qui suivent, vous trouverez la liste des organisations retenues, ainsi qu’une représentation schématique de leurs caractéristiques principales. Nous avons distingué les Centres de Recherche, les Organisations Non-Gouvernementales et les Organisations Gouvernementales pour définir le type de travail effectué par l’organisme étudié, ce qui permet au chercheur de remarquer tout de suite la qualité de l’information, à savoir si celle-ci est fiable car le fait de la recherche universitaire, de la publication d’un gouvernement ou d’une organisation totalement indépendante. Vient naturellement ensuite la qualité des sources d’information, savoir si celles-ci sont officielles ou non et déterminer ainsi le degré de fiabilité du travail fait par l’organisme étudié et donc de l’information diffusée par son site Internet.

 

Les organisations retenues :

 

Nom

Adresse

OUA

www.oau-oua.org

OSCE

www.osce.org

ASEAN

www.aseansec.org

OTAN

www.nato.int

SADC

www.sadc.int

IGAD

www.igadregion.org

CCR

ccrweb.ccr.uct.ac.za

CSPP

www.studiperlapace.it

EMU

www.emu.edu/ctp/ctp.htm

EPCPT

www.euconflict.org

INCORE

www.incore.ulst.ac.uk

ICG

www.intl-crisis-group.org

Berghof Center

www.berghof-center.org

Sant'Egidio

www.santegidio.org

ONU

www.un.org

Carter Center

www.cartercenter.org

World Bank

www.worldbank.org

ACCORD

www.accord.org.za

IPB

www.ipb.org

IPCS

www.ipcs.org

 

Pour des raisons de commodité, nous avons essentiellement utilisé les sigles de ces organisations dans ce tableau, vous trouverez les dénominations exactes dans les commentaires qui suivent les tableaux récapitulatifs.

 

Quelques caractéristiques :

 

La note sur cinq attribuée à la fin de ce tableau ne sert qu’à guider le chercheur dans ses démarches, cette note reflète l’attractivité et la facilité d’utilisation des sites Internet concernés.

 

Nom de

Centre de

 

 

De type

De type

Sources

Sources

 

l'organisation

Recherche

ONG

OG

Global

Régional

officielles

non-officielles

Note

OUA

 

 

X

 

X

X

 

1/5

OSCE

 

 

X

 

X

X

 

3/5

ASEAN

 

 

X

 

X

X

 

3/5

OTAN

 

 

X

 

X

X

 

3/5

SADC

 

 

X

 

X

X

 

1/5

IGAD

 

 

X

 

X

X

 

2/5

CCR

X

 

 

 

X

 

X

4/5

CSPP

X

 

 

X

 

 

X

3/5

EMU

X

 

 

X

 

 

X

2/5

EPCPT

 

X

 

X

 

X

 

3/5

INCORE

X

 

 

X

 

X

X

4/5

ICG

 

X

 

X

 

 

X

4/5

Berghof Center

X

 

 

 

X

 

X

2/5

Sant'Egidio

 

X

 

X

 

 

X

3/5

ONU

 

 

X

X

 

X

 

2.5/5

Carter Center

X

X

 

X

 

 

X

4/5

World Bank

 

 

X

X

 

X

 

2.5/5

ACCORD

 

X

 

 

X

X

 

4/5

IPB

 

X

 

X

 

X

X

2/5

IPCS

X

X

 

 

X

 

X

3/5

 

 

 

I.                    Les organismes gouvernementaux

 

A.     Les organismes "globaux" partenaires des opérations de gestion de conflits

 

·        Le principal partenaire en matière de gestion des conflits est sans aucun doute l'Organisation des Nations Unies (ONU). Le site, http://www.un.og/, est évidemment très complet, de nombreuses publications sont en ligne, et les liens vers les organes spécifiques, onusiens, de gestion des conflits, sont légion (http://www.undp.org/, http://www.unhcr.org)/. Le plus intéressant, pour le sujet qui nous concerne, est www.un.org/Depts/dpko/main.htm. Pourtant, les résultats et informations trouvés, outre le fait qu'ils soient uniquement "officiels" et donc dans une certaine mesure creux, voire biaisés (puisqu'ils légitiment tous les opérations de l'Onu, sans aucune critique ou commentaire quant à l'échec de ces opérations), sont souvent difficiles d'accès, pour des personnes "novices" en la matière : le langage est très technique, les références aux textes, recommandations et propositions antérieures sont fréquentes, etc. Ainsi, si ces informations sont fiables, puisque contrôlées et diffusées par un organisme très officiel, elles doivent être confrontées à des sources non-officielles, non disponibles sur le site, afin de mesurer leur pertinence et leur viabilité. D'autre part, la pratique du moteur de recherche du site est assez ardue, les informations étant là encore difficiles d'accès. Enfin, l'ONU, dont les langues officielles sont pourtant nombreuses, ne fournit des textes qu'en anglais, ce qui limite l'accès de ce site aux seules personnes parfaitement anglophones.

 

·        Autre organisme international partenaire des opérations de gestion des conflits, la Banque Mondiale. Le site de cet organisation, http://www.worldbank.org/, est lui aussi complet, clair, et vivant, le moteur de recherche (uniquement en anglais) fournissant de nombreuses informations lorsque l'on entre comme requête "armed conflicts resolution", par exemple, ou "conflict prevention". Là encore, la plupart des informations disponibles sur le site sont rédigées en anglais, en dépit d'une page d'accueil en français si on le désire… Les sources sont officielles, fiables, et concernent essentiellement les opérations de reconstruction dans les pays ravagés par des conflits. Mais comme pour l'ONU, ces informations, fiables, doivent être prises avec une certaine mesure, puisque officielles et donc défendant le point de vue de l'organisation qui émet ces informations. La confrontation avec d'autres sources d'information est donc là aussi nécessaire.

 

L'avantage de ces deux organismes est qu'ils sont tous deux internationaux, regroupant des pays de tous continents, et émettant des analyses, rapports, publications, disponibles et accessibles au plus grand nombre (lorsque l'on maîtrise un peu la langue de Shakespeare), concernant des situations conflictuelles dans toutes les régions du monde. Ce n'est pas forcément le cas des organismes "régionaux", qui offrent d'autres avantages.



B.     Les Organismes régionaux partenaires des opérations de gestion des conflits

 

Ces organismes sont très nombreux, puisqu'une organisation telle que l'ONU, ou les institutions de Bretton Woods (Banque Mondiale et FMI), encouragent la création de ces organismes, et leur délèguent une partie de leurs prérogatives en matière de gestion des conflits. Cette remarque vaut essentiellement pour des organisations régionales du Sud, (telles l'OAS sur le continent Américain, la SADC en Afrique australe, l'ASEAN en Asie du Sud Est, ou l'IGAD dans la Corne de l'Afrique). Pourtant force est de constater que de telles organisations, bien qu'elles affichent des politiques de prévention, gestion et résolution des conflits, de maintien de la paix, etc., n'offrent en fait que peu d'informations sur le sujet dans les sites web qu'elles ont créés.

 

·        Ainsi, le site de la SADC, http://www.sadc.int/, de même que celui de l'IGAD, http://www.igadregion.org/, sont peu fournis, n'ont pas de moteur de recherche, et peu de publications (souvent anciennes, d'ailleurs) sont téléchargeables. De plus, les informations qui sont disponibles sont souvent "creuses", et nous pouvons émettre les mêmes critiques concernant ces organisations que celles émises à l'encontre de l'Onu ou de la Banque Mondiale.

·        Par ailleurs, concernant des sites tels que celui de l'ASEAN, http://www.aseansec.org/, ou celui de l'OAS, http://www.oas.org/, deux remarques peuvent être faites : les deux sites sont visuellement très réussis, mais ils fournissent peu d’informations concernant le sujet qui nous intéresse. Aucun des deux sites n’a de moteur de recherche, et en dépit de titres alléchants concernant les relations internationales et les situations de conflit dans ces régions, les seuls documents trouvés sont des textes officiels, contributions ou publications, rarement critiques.

·        Enfin, le site de l'OUA, http://www.oau-oua.org/, outre le fait qu'il ne soit pas actualisé (cette organisation n'existant plus, étant remplacée par l'UA), présente les mêmes lacunes que les sites précités (ONU, et Banque Mondiale),et donne peu d'informations sur ce sujet, alors que le continent africain est sans aucun doute le plus concerné par les opérations de gestion des conflits.


Parmi les organismes régionaux du Nord, nous mentionnerons deux d'entre eux.

·        Le premier est le site de l'OTAN, http://www.nato.int/, dont le moteur de recherche est particulièrement efficace, et qui met à disposition des informations en plusieurs langues, actualisées, mais évidemment officielles et donc peu "objectives", si tant est que l'on puisse espérer de l'objectivité de la part des organisations gouvernementales. L'intérêt de ce site est également de fournir des informations riches sur les pays membres de l'organisation, et sur les différentes actions (souvent méconnues) menées par celle-ci.

 

·        Le second est celui de l'Union Européenne, http://www.europa.eu.int/. Ce site offre l’avantage de fournir des informations en français sur le sujet qui nous intéresse. Face à la densité des informations disponibles, le moteur de recherche est un outil précieux et efficace. Il permet d’aborder trois domaines d’activité correspondant à la problématique de la prévention et de la gestion des conflits, à savoir l’ aide humanitaire (ECHO), l’aide au développement, et le programme de coopération (EuropeAid). Ce site nous fournit également une bonne base de données chiffrées concernant l’aide européenne aux pays en conflit. Là encore, les critiques concernant l’objectivité de ces sources et publications peuvent être prises en considération, néanmoins ces informations sont fiables et font l’objet d’un certain suivi, sur un site clair et facile d’accès.

 

Concernant les sites des organismes gouvernementaux partenaires des opérations de gestion des conflits dans le monde, on peut effectuer un premier constat : il semble que les sites des organismes "globaux" soient mieux construits (moteurs de recherche, plusieurs documents et informations disponibles et téléchargeables…) que ceux des organisations régionales. De même, il faut noter que concernant les organisations régionales, celles du Nord, semblent avoir réalisé des sites plus riches. Et cela reflète donc une certaine évidence : les organisations internationales ont plus de moyens à mettre dans cet outil de communication qu'est Internet, et lorsque l'on observe les sites des organisations régionales, ceux des organisations du Nord sont là encore mieux lotis…

Internet refléterait donc une réalité : celle de la division Nord / Sud du monde en matière de communication, et donc de ressources… L'observation des sites Internet des organismes non gouvernementaux reflétera-t-elle cette même réalité ? De plus, il faut supposer que ces sites donneront une information capable de contrebalancer les versions très officielles des organismes gouvernementaux.



II. Les Organismes non gouvernementaux partenaires des opérations de gestion des conflits

A.     Les Organisations Non Gouvernementales


Dans cette catégorie, nous traitons uniquement d'organismes participant à la gestion des conflits, et non à la gestion des conséquences et implications de ces conflits. Il s'agit donc essentiellement de sites d'ONG que l'on qualifiera d'expertise.

Les sites que nous avons retenus sont les suivants : au niveau international, nous retiendrons en premier lieu le site de ICG (International Crisis Group), dont l’équipe se compose d’anciens diplomates et de chercheurs spécialistes des zones géographiques étudiées par cette ONG, basée aux Etats-Unis, à Bruxelles, à Paris et qui entretient des bureaux de liaison avec l’Afrique notamment. Le caractère hétéroclite de cette équipe apporte une certaine richesse à ce site, et aux publications disponibles sur http://www.intl-crisis-group.org/. Le moteur de recherche est efficace, et la consultation des archives facilitée. Enfin, on dispose sur ce site d’informations en plusieurs langues, ce qui représente un avantage certain.

Il faut également mentionner le site d’International Peace Bureau, http://www.ipb.org/. Bien que peu actualisé, ce site permet d’aborder plusieurs questions, en regroupant en son sein plus de 24 organisations internationales, et 189 organisations locales. Il s’agit donc d’un réseau dense, présent sur tous les continents, et en lien permanent avec les instances onusiennes (IPB étant consultant de l’ONU) : ceci rend donc particulièrement fiables les informations recueillies sur ce site. Enfin, pour rajouter encore à cette fiabilité et crédibilité de l’organisation, il faut souligner que les intervenants des différentes publications sont très variés : journalistes, militaires, diplomates, chercheurs, membres de la société civile…

Au niveau européen, nous noterons le site http://www.euconflict.org/ : il s’agit d’une plate-forme réunissant plus de 150 organisations européennes travaillant sur les sujets de restauration de la paix et de prévention des conflits. De nombreux articles sont à disposition, le site est assez complet, et permet également de travailler avec la base de données dont dispose l’European Centre for Conflict Prevention, hébergé par le même site, et qui est l’ONG principale de cette plate-forme. Les informations traitent de ces questions sur tous les continents, offrant un point de vue européen sur ce sujet.

Enfin, au niveau régional, nous tenons à souligner le site de l'African Center for the Constructive Resolution of Disputes (ACCORD), http://www.accord.org.za/. Cet organisme régional, sud-africain, traite des opérations de gestion de conflits en Afrique, son site est clair et fournit des informations tant officielles que plus informelles, par le biais d'analyse et de rapport de chercheurs et universitaires. De plus, il offre des liens très nombreux vers de multiples partenaires, gouvernementaux ou non, africains ou internationaux, qui sont autant de passerelles intéressantes.

Un cas particulier, celui de Sant’Egidio, http://www.santegidio.org/ , organisation non-gouvernementale basée au Vatican qui intervient dans la gestion des conflits sur tout les continents avec une certaine habitude de la médiation en Afrique. Son site internet est des plus intéressants, en effet, facile à utiliser, il est doté d’un moteur de recherche performant ainsi que de nombreux articles accessibles directement. En outre, plusieurs langues sont à la disposition du chercheur qui peut accéder aux archives de l’organisation.

 

B.     Les Instituts et Centres de Recherche


Il convient tout d’abord de mentionner que les instituts de recherche spécialisés sur les questions de prévention, de gestion et de résolution des conflits sont essentiellement anglo-saxons. En effet, nous soulignerons la prédominance de ces centres de recherche, publics ou privés, rattachés à des Universités ou financés par des dons privés. Nous citerons en premier lieu le Carter Center, dont le site http://www.cartercenter.org/ offre une vision claire cette organisation, présidée par l’ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter. Le moteur de recherche apporte peu de choses au site, mais les informations disponibles, en matière de construction de la paix, d’aide humanitaire, de questions sanitaires et médicales, informations émanant de chercheurs, d’universitaires et du personnel rattaché au Centre, en Afrique et en Amérique Latine. Bien sûr, ces travaux permettent essentiellement une politique de lobbying, défendant la vision de l’ancien président américain, ce qui n’ôte pas beaucoup à la qualité de ce site.

Un autre centre de recherche peut être mentionné, il s’agit de celui de l’EMU, qui développe un programme de transformation des conflits, grâce à une équipe de chercheurs, d’universitaires et de jeunes diplômés : l’action de cette équipe est surtout sensible en Afrique et en Amérique Latine, et les informations concernant ce programme sont disponibles sur le site www.emu.edu/ctp/ctp.htm.

Une autre université anglo-saxonne, l’Université d’Ulster, rattachée à l’Université des Nations Unies de Londonderry, offre un site très intéressant : il s’agit du site http://www.incore.ulst.ac.uk/. Les rapports et publications des chercheurs sont disponibles et faciles d'accès grâce au moteur de recherche : la recherche peut être à la fois géographique et thématique, elle fournit des informations sur les différents partenaires de cette organisation, etc. La banque d’informations est donc dense, fournie et très claire, offrant des informations fiables et crédibles. A noter toutefois que cette université se spécialise dans la résolution des conflits, notamment ceux liés à l’ethnicité, ce qui peut limiter dans certains cas l’intérêt de son utilisation.

Au niveau européen, nous soulignerons la présence du Centro Studi per la Pace, sur http://www.studiperlapace.it/, qui aborde les questions de sécurité et de résolution de conflits sur tous les continents. Les liens sont nombreux, et les informations disponibles facilement, tant que l’on possède quelques notions d’italien… puisque l’intégralité des informations est disponible uniquement dans cette langue. A signaler également le Berghof Center, sur http://www.berghof-center.org/, qui bien qu’allemand présente l’avantage de rendre accessible ses informations aux visiteurs parlant anglais. Toutefois, il faut souligner que ce site est assez pauvre, et sert principalement de vitrine à l’équipe de chercheurs qui le composent. L’absence de moteur de recherche le montre d’ailleurs fort bien.

Enfin, concernant les pays du Sud, nous mentionnerons d’une part le travail de l’Institute of Peace and Conflict Studies ( http://www.ipcs.org/ ), installé à New Delhi, et qui offre l’avantage de présenter un panel très large des questions de sécurité et de gestion des conflits en Asie. Les informations disponibles le sont en anglais, mais sont d’un intérêt certain, et compte tenu le peu d’informations dont on dispose sur cette région du monde, il nous a semblé important de souligner ce site. D’autre part, nous avons souhaité mettre l’accent sur le travail de l’Université de Cape Town, sur son site http://ccrweb.ccr.uct.ac.za/ : avec un moteur de recherche en anglais, ce site offre des informations très utiles à personne étudiant les conflits en Afrique, et notamment en Afrique australe. De nombreuses études de cas sont disponibles, sur les Grands Lacs, le Zimbabwe, mais aussi sur des questions thématiques transversales qui dépassent ces simples frontières géographiques.

 

Nous remarquons, à la suite de cette étude de certains sites Internet des organismes non gouvernementaux en charge de la gestion des conflits, que les pays du sud occupent une place importante : ils réduisent ainsi l’écart observé lors de l’étude des organismes gouvernementaux. Cette remarque vaut non seulement pour le site de très bonne qualité, mais aussi et surtout pour le site de l’Université de Cape Town, qui offre des informations de qualité, alors que rares sont les sites d’Europe continentale, et notamment Français, à en faire autant. Une remarque s’impose enfin : force est de constater que ces deux sites sont des sites sud-africains, et que le reste du continent se fait remarquer par son absence dans cette présentation, hormis les sites d’organismes d’intégration régionale.