Résumé

 

« Les réformes comme processus international et domestique : libéralisation et industrie en Côte d‘Ivoire », (en collaboration avec A. Sindzingre CNRS), à paraître en anglais, dans un ouvrage collectif norvégien : Competitiveness and the environment : the role of regional arrangements.


 Cette contribution se propose, à partir de l’exemple de la Côte d’Ivoire, d’analyser le jeu des différents acteurs (internationaux, régionaux, nationaux et locaux), dans le processus de réforme mis en œuvre dans le cadre de l’ajustement structurel. Impulsées de l’extérieur, les réformes font l’objet d’un processus de marchandage entre les différents acteurs et se réduisent souvent à « l’échange d’un financement contre une réforme ». Leur mise en œuvre effective s’opère au travers de filtres tels les gouvernements, les administrations et les institutions locales qui orientent lesdites réformes selon des trajectoires spécifiques, tandis que les groupes d’intérêt développent des stratégies offensives ou défensives d’accroissement ou de maintien de leur « rente ». Les résultats des réformes dans le domaine de la libéralisation et dans le secteur industriel sont ensuite envisagés. Au total, il apparaît que le modèle ivoirien n’est pas dénué d’atouts, notamment en raison de ses bonnes infrastructures et de sa stabilité politique et institutionnelle. Toutefois, la libéralisation n’a pas réellement modifié un modèle qui reste fragile au-delà de la reprise économique enregistrée après la dévaluation du franc CFA.

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